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DEPECHE MODE
EMILIE SIMON
ANTONY AND THE JOHNSONS
LE TEMPS QUI RESTE
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Livre d'or
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Vous écoutez "Sweet blossom"
De l'animal au Végétal
En 2003, sur la pochette de son premier album, elle nous présentait son dos nu tapissé de coccinelles rouges. À l'intérieur, sa voix de porcelaine flottait sur une chanson électro intrigante. Grâce à la bande sonore de La marche de l'empereur, Émilie Simon a montré qu'elle avait du souffle. Dans les deux cas, elle a été récompensée par des Victoires de la musique. Cette fois-ci, elle a aménagé son jardin imaginaire aux abords d'un lac, là où poussent des créatures végétales animées d'une vie pleine de mystères.
Sur La marche de l'empereur, l'ex-étudiante de l'IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique) a exploré le froid et la glace. Avec Végétal, elle a pris comme matières brutes le bois, l'air, l'eau et le feu (En cendres). Cela ne serait qu'anecdotique s'il n'en ressortait pas cet univers cohérent qui flirte avec le pop sans en être tout à fait. D'où les comparaisons fréquentes avec Kate Bush et Björk. Néanmoins, après trois disques, parus en trois ans seulement, on peut certainement parler d'un style Simon. Pour chanter la nature, Émilie Simon l'utilise donc. Toutefois, elle insuffle un supplément d'âme à ses contes sonores. Ainsi Alicia, la fille végétale, a des longs bras de lierre. Son ami (My old friend) est un arbre-piano. Généralement, son approche contemplative traverse ses treize chansons (dont cinq en anglais). Mais elle sait être moins aérienne comme dans Fleur de saison, Dame de lotus et Never Fall in Love. Ces titres sont, pour le mieux, ancrés au sol avec des rythmiques plus appuyées. Il pourrait y en avoir plus. |